La réserve humide d'Azraq / Azraq Wetland Reserve
Le désert autour d'Al Azraq n'a pas toujours présenté cet aspect désolé.
Photo: KnK international
Entre 14000 et 40000 ans avant notre ère, il s'y trouvait un grand lac intérieur de 4000 km carrés et autour, une plaine verdoyante entrecoupée de marais et de tourbières où a vécu, jusqu'au début de notre ère, une faune de type africain. Il y a encore quelques dizaines d'années de nombreuses espèces, comme les gazelles, onagres (gros ânes sauvages), autruches, oryx, loups, hyènes, étaient toujours présentes sur ces vastes étendues devenus arides mais qui leurs suffisaient. Mais les variations climatiques, la coupe des arbustes pour le chauffage, la surexploitation des eaux souterraines et pluviales et la chasse intensive ont provoqué leur disparition.

Le marais d'Azraq est la seule zone humide qui persiste. Il a été érigé en réserve naturelle nationale et occupe 12 km carrés de marécages et d'étangs.


On peut y observer des milliers d'oiseaux migrateurs de la mi-novembre à la mi-mars: canards, grues, pélicans, flamants et cigognes.





Des oiseaux et des mammiféres y résident également de façon permanente: buffles, renards et chacals.




Photo: globalwanderings
Alimenté par des sources naturelles, le niveau de l'eau baisse cependant dramatiquement à cause d'une station de pompage qui alimente les villes d'Amman et Irbid.










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bâtiment rectangulaire qui pourrait être un hall de prière du III ème siècle, les ruines d'une église du IV ème siècle. Des citernes et bassins de la période romaine étaient alimentés par un système de canalisation. Au nord on a découvert un monastère byzantin et une église de la même époque à l'ouest. Des grottes aux alentours abritaient des ermites ou servaient de cellules aux religieux.









Un peu après le village d'Iraq al Amir (les "grottes du prince") on arrive devant les impressionnantes ruines du Qsar al Abd, le "château du serviteur". Ce palais a été construit au IIème siècle avant J-C sur un îlot artificiel, au milieu d'un lac artificiel lui aussi et aujourd'hui asséché. Bâti selon un plan rectangulaire, c'est une des rares construction d'inspiration hellène en Jordanie.
C'est Hircan, de la dynastie juive des tobiades qui en a entrepris la construction. Lorsqu'il meurt en 175 avant J-C, il laisse le château inachevé. Selon l'historien Flavius Josèphe, ce palais de deux étages, costruit avec d'énormes blocs de pierre pesant parfois jusqu'à 20 tonnes, était orné de sculptures d'animaux et revêtu sur toutes ses facades de marbre blanc. De cette décoration, seule subsiste aujourd'hui la lionne de la frise nord-ouest; le qsar al abd ayant malheureusement été ravagé par des séismes qui le réduisirent à un amoncellement de blocs, à l'exeption du côté est.







Balcon naturel, il domine la mer Morte, à l'est du Jourdain.




