12 mai 2009
La réserve humide d'Azraq / Azraq Wetland Reserve
Le désert autour d'Al Azraq n'a pas toujours présenté cet aspect désolé.
Photo: KnK international
Entre 14000 et 40000 ans avant notre ère, il s'y trouvait un grand lac intérieur de 4000 km carrés et autour, une plaine verdoyante entrecoupée de marais et de tourbières où a vécu, jusqu'au début de notre ère, une faune de type africain. Il y a encore quelques dizaines d'années de nombreuses espèces, comme les gazelles, onagres (gros ânes sauvages), autruches, oryx, loups, hyènes, étaient toujours présentes sur ces vastes étendues devenus arides mais qui leurs suffisaient. Mais les variations climatiques, la coupe des arbustes pour le chauffage, la surexploitation des eaux souterraines et pluviales et la chasse intensive ont provoqué leur disparition.

Le marais d'Azraq est la seule zone humide qui persiste. Il a été érigé en réserve naturelle nationale et occupe 12 km carrés de marécages et d'étangs.


On peut y observer des milliers d'oiseaux migrateurs de la mi-novembre à la mi-mars: canards, grues, pélicans, flamants et cigognes.





Des oiseaux et des mammiféres y résident également de façon permanente: buffles, renards et chacals.




Photo: globalwanderings
Alimenté par des sources naturelles, le niveau de l'eau baisse cependant dramatiquement à cause d'une station de pompage qui alimente les villes d'Amman et Irbid.

06 avril 2009
C'est le printemps!
Le printemps est la plus belle saison en Jordanie.



Des températures encore clémentes et l'explosion de la végétation incitent les familles citadines à pique-niquer dans la nature.



Des couleurs variées, des odeurs de thym, des oiseaux...tous les sens sont en éveil!


11 mars 2009
Le château d'Azraq
Le château d'Azraq est une petite forteresse de basalte édifiée par les romains à la fin du III ème siècle.
Occupé par les Omeyyades vers le VIII ème siècle, il sera renforcé et reconstruit au XIII ème siècle.
Durant l'hiver 1917-1918 il sera le quartier général de Lawrence et des troupes du roi Fayçal.
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Photo: Shunya
Les bâtiments sont disposés autour d'une grande cour, avec une mosquée en son centre, probablement construite au XIII ème siècle.

Les étables sont impressionnantes avec leurs mangeoires et leurs entraves de pierres.


Au dessus de l'entrée, dans la tour sud, se trouve la chambre de Lawrence, avec un confort spartiate.

Photo: global wanderings

Les vantaux taillés dans la pierre par les légionnaires romains, dont certains pèsent 3 tonnes, ont été réutilisés. Ils sont toujours en place et tournent encore sur leurs énormes gonds, taillés eux-aussi dans la pierre.


L'absence de bois a imposé de nombreuses prouesses techniques aux constructeurs. La charpente, par exemple, est constituée de dalles de pierres.



12 janvier 2009
La réserve de Dana
Une réserve naturelle a été créée à quelques kilomètres au nord du village de Dana, dans un fabuleux paysage de montagne. Le relief est fait de crêtes découpées par les wadi qui y ont creusé des gorges vertigineuses.


L'altitude varie de 1500 mètres à 100 mètres en dessous du niveau de la mer. Grâce à cette amplitude la biodiversité est exceptionnelle et quatre écosystèmes se côtoient.





Des pins, des chênes, des genévriers, des cyprès, des pistachiers s'accrochent à ces pentes escarpées. On compte environ 500 sortes de plantes.


300 espèces animales vivent ici, parfois en voie de disparition. On peut apercevoir la gazelle d'Arabie, le bouquetin de Nubie et la panthère si on a beaucoup de chance.


Photo: atlastours.net
Plusieurs sentiers ont été balisés, permettant des balades de durée et de difficulté variables. Chaque piste permet la découverte d'animaux différents: hyènes, renards, loups, ibex, chats sauvages, cabris, gazelles, porcs-épics, grande mésange, aigles et vautours. Toutes les randonnées sont décrites ici.


Plusieurs camps ont été aménagés et permettent de dormir dans la réserve. Rummana campsite, Feinan campsite, ou encore Nawatif, le plus récent.





28 décembre 2008
Le village de Dana
Le village de Dana est situé sur la route des rois, à 60 km au nord de Pétra. C'est un lieu destiné aux amoureux de la nature et du calme loin des grandes affluences touristiques, randonneurs confirmés ou non, campeurs ou adeptes des hôtels de charme, photographes.

Maisons en pierre et toits de tuiles dans un fabuleux paysage de montagnes, le village fût peu à peu abandonné dans les années 70. Un projet de réhabilitation a vu le jour, qui s'emploie à restaurer les vieilles et belles maisons et à développer les activités traditionnelles, à nouveau enseignées, comme la poterie, la broderie, la vannerie, la culture et le conditionnement des plantes médicinales.

Photo: Pierre-Arnaud Chouvy

Photo: Pierre-Arnaud Chouvy
Une boutique vend les produits fabriqués sur place par les habitants et les bébouins. Tous ces produits sont liés à l'environnement et au concept de préservation de la nature.

Dana renaît doucement et les conditions de vie s'y améliorent. Les maisons recoivent maintenant l'électricité et un canal amène l'eau jusqu'au village.

Photo: Etienne Dal
Plusieurs hôtels agréables ont ouvert à Dana, routard typique, coloré et convivial (Dana Tower Hotel), ou plus chic, comme la Dana Guesthouse. Cette dernière bénéficie d'un emplacement exceptionnel puisque sa terrasse domine le Wadi Araba. Toutes les chambres jouissent d'une vue incroyable sur la vallée. Le panorama devient carrément vertigineux quand elles possèdent un joli balcon...




Dana est un bel exemple d'écotourisme et un vrai coup de coeur pour moi.
13 décembre 2008
Umm Qais / Gadara

Umm Qais est la Gadara des romains. Elle se trouve au nord-ouest de la Jordanie, à côté des frontières israelienne et syrienne.

Cette cité de la Décapole (qui regroupait les dix plus grandes villes de la région pendant la période romaine) est bâtie sur un site spectaculaire: un promontoire haut perché d'où la vue porte sur la vallée du Jourdain, le plateau du Golan, le lac de Tibériade et la vallée du Yarmouk.


Créée vers 300 avant J-C par des grecs, Gadara connait pendant près d'un millénaire une prospérité en partie liée à son exceptionnelle situation géographique: les routes commerciales nord-sud et est-ouest se croisaient ici en effet. La ville baignait également dans les grands courants d'échanges intellectuels de l'époque antique.

Jésus serait passé au "pays de Gadaréniens" (Evangile selon saint Matthieu) et aurait délivré plusieurs possédés, précipitant dans le lac de Tibériade un troupeau de porcs dans lesquels les esprits malins s'étaient réfugiés.

Umm Qais se compose de deux parties: la ville antique et le village ottoman, apparu à la fin du XIXème siècle, construit avec des pierres arrachées au site antique. Il a été lui aussi abandonné par ses habitants.

On peut voir de belles choses sur le site. Notamment un théâtre en basalte noir de 3000 places, remarquablement conservé et restauré.


Les restes d'une église byzantine sont situés sur une vaste terrasse, creusée en partie dans le roc.

On y observe un decumanus maximus à colonnades et un forum avec des restes de boutiques.



Le village ottoman invite à une balade nostalgique, parmi ses vastes demeures effondrées, organisées autour de grandes cours centrales.


Une de ces maisons, restaurée, abrite maintenant un musée.

13 octobre 2008
Béthanie
Le site de Béthanie, encore appelé Wadi Kharrar se trouve à 45 kilomètres à l'ouest d'Amman, au nord de la mer morte, sur la rive du Jourdain.

Sa découverte est très récente puisque les fouilles ont débuté en 1996.On y a localisé le site où Jean-Baptiste vécut et où Jésus a été baptisé.

"Béthanie au-delà du Jourdain" est clairement mentionné et localisé dans l'Evangile selon saint Jean. Le site a été reconnu par le Vatican en février 1999 et le pape s'y est rendu en mars 2000.
Le site étant en zone militaire hautement protégée, on n'y accède qu'avec un minibus officiel et on suit un circuit tout tracé. On peut choisir un petit (1h à 1h30) ou un grand tour (2h à 2h30) pour le même prix. Le bus nous dépose au point de départ du circuit choisi et on continue à pied.

Le tell est une colline formée artificiellement par des vestiges et c'est autour de tell kharrar que les plus importantes découvertes ont eu lieu: des fragments de mosaïque décorent le sol d'un
bâtiment rectangulaire qui pourrait être un hall de prière du III ème siècle, les ruines d'une église du IV ème siècle. Des citernes et bassins de la période romaine étaient alimentés par un système de canalisation. Au nord on a découvert un monastère byzantin et une église de la même époque à l'ouest. Des grottes aux alentours abritaient des ermites ou servaient de cellules aux religieux.

Près du Jourdain, plusieurs églises ont été mises au jour. L'une d'elle serait l'église St-Jean-Baptiste construite au VI ème siècle et dont il ne reste pas qu' une partie du sol en marbre de Carrare et quelques fragments de mosaïques en cours de restauration. Elle a été construite sur les ruines d'églises plus anciennes et détruites par des tremblements de terre ou des crues du Jourdain. A proximité se trouve la source de St-Jean-Baptiste, dans un beau paysage de roseaux. Il s'était réfugié ici pour échapper aux hébreux. D'autres églises ont été repérées aux alentours. On estime que le lieu en aurait compté une quinzaine. Toutes ces découvertes prouvent l'occupation du site à l'époque du Christ et une fréquentation assidue pendant de nombreux siècles.


Le Jourdain, large et tumultueux à l'époque, est un mince filet d'eau boueux aujourd'hui, qui sert de frontière entre la Palestine (mais c'est Israël qui contrôle toute la berge)et la Jordanie. Longtemps interdit d'accès pour des raisons militaires, il est désormais possible de toucher l'eau.


On peut voir des installations sur la rive opposée, en Cisjordanie à Qsar al yahoud, car c'est là qu' Israël et l'autorité palestinienne situent le lieu saint.

Les fouilles se poursuivent aujourd'hui. Le site est restauré et préparé pour recevoir pèlerins et touristes et devenir un pôle touristique majeur.

01 octobre 2008
Qsar al abd, le château d'Iraq al Amir

A quelques kilomètres à l'ouest d'Amman s'étend sur une douzaine de kilomètres une belle vallée, Wadi as sir, riche en monuments anciens mais méconnue du grand public. Les paysages sont spectaculaires en toute saison, mais plus particulièrement au printemps, quand tout est vert. La route descend le long d'un torrent au berges couvertes de végétation et bordées de hautes parois rocheuses.


Photos: sunni sister
Un peu après le village d'Iraq al Amir (les "grottes du prince") on arrive devant les impressionnantes ruines du Qsar al Abd, le "château du serviteur". Ce palais a été construit au IIème siècle avant J-C sur un îlot artificiel, au milieu d'un lac artificiel lui aussi et aujourd'hui asséché. Bâti selon un plan rectangulaire, c'est une des rares construction d'inspiration hellène en Jordanie.
C'est Hircan, de la dynastie juive des tobiades qui en a entrepris la construction. Lorsqu'il meurt en 175 avant J-C, il laisse le château inachevé. Selon l'historien Flavius Josèphe, ce palais de deux étages, costruit avec d'énormes blocs de pierre pesant parfois jusqu'à 20 tonnes, était orné de sculptures d'animaux et revêtu sur toutes ses facades de marbre blanc. De cette décoration, seule subsiste aujourd'hui la lionne de la frise nord-ouest; le qsar al abd ayant malheureusement été ravagé par des séismes qui le réduisirent à un amoncellement de blocs, à l'exeption du côté est.


Il faut imaginer ce palais à l'époque, au milieu d'un immense parc clos de murs, avec des plantes rares, des bassins, des animaux, des allées dallées et des sentiers ombragés.

Photo: mentalmayhem

Le palais comportait au rez-de-jardin des cuisines, des ateliers et des entrepôts ; à l'étage, des salles de réception, des chambres et les loggias.

Photo: sunni sister

Les ruines du château ont été partiellement restaurées, grâce notamment aux efforts d'un archéologue français qui a passé trois ans à faire des relevés détaillés des pierres tombées sur le sol, puis sept ans à la reconstrution proprement dite.

Photo: sunni sister
26 septembre 2008
Moïse et le mont Nébo

Un petit bon dans l'histoire s'impose: sur le mont Nébo nous voici quelque 1300 ans avant notre ère.
Balcon naturel, il domine la mer Morte, à l'est du Jourdain.
C'est le lieu de la mort du prophète Moïse. Après qu'il leur ait permis de sortir d'Egypte, une partie au moins des Hébreux, sous sa conduite, ont rejoint le pays de Canaan en passant par le sud de la mer Morte et la Transjordanie. Dieu ordonna alors à Moïse de monter sur le mont Nébo.
"Va sur le mont Arabot, sur le mont Nébo, qui se trouve au pays de Moab, en face de Jéricho, et regarde le pays de Canaan que je donne en héritage aux fils d'Israël : meurs sur ce mont que tu auras gravi."
Le chapitre 34 du Deutéronome, le dernier, décrit la fin de Moïse.
« Des steppes de Moab, il gravit le mont Nébo, sur le sommet du Prisca qui est en face de Jéricho, et Dieu lui montra toute l'étendue de terre : Galaad jusqu'à Dan, tout Neftali, la terre d'Ephraïm et de Manasse, toute celle de Judée jusqu'à la mer occidentale, le Neghev, le district de la vallée de Jéricho, cité des dattiers, jusqu'à Zoar. Dieu lui dit : « Je te l'ai fait voir avec tes propres yeux, mais tu n'y entreras pas ». Moïse mourut là, en terre de Moab, selon l'ordre de Dieu, et il fut enterré dans la vallée, dans la terre de Moab en face de Bet Peor mais jusqu'à aujourd'hui personne n'a vu sa tombe. »

Dès les premiers temps du christianisme, des moines ont voulu honorer ce prophète en élevant au sommet du mont Nébo des sanctuaires dédiés à sa mort, décorés de splendides mosaïques où chasseurs, bergers et animaux plus ou moins sauvages racontent des histoires plus ou moins religieuses.

Une communauté de moines franciscains anime toujours le sanctuaire aujourd'hui. Ils l'ont acquis en 1933 et depuis, trois générations de frères archéologues ont pu redonner vie à l'antique sanctuaire. Ils ont également étendu leurs recherches aux environs du site.

23 septembre 2008
Un peu de météo

Depuis mon arrivée, début juillet, la météo ne varie guère: du soleil, du soleil, du soleil, et la chaleur. Il faut dire que cet été a été inhabituellement chaud et que même les jordaniens en ont souffert.
On a frôlé les 40 degrés à Amman et quand je suis descendue à Aqaba il faisait 46°! Inutile de dire que je n'ai pas vraiment profité de la ville et que je suis restée dans la pièce climatisée de l'appartement, pour ne sortir qu'à la nuit tombée...et il faisait encore plus de 35°!
Alors aujourd'hui j'ai été surprise quand j'ai découvert ça:

De la pluie, prévue pour samedi...j'en serai presque impatiente! Et oui, j'ai décollé de paris sous la pluie le 2 juillet, et depuis plus rien, pas la moindre petite goutte.
Et bien ça manque un peu finalement, et puis c'est beau la pluie, surtout à Paris!

Photo: only photo




